Voltaire

Comme Voltaire continue d'être une référence pour de nombreuses personnalités politiques ou intellectuelles, comme des dizaines de collèges ou lycées publics français portent son nom, et qu'il est présenté de manière excessivement positive dans les manuels scolaires, il n'est pas inutile de rapporter des extraits de ses nombreux écrits racistes, antisémites ou négrophobes.

Pour L'Essai sur les Moeurs, probablement l'ouvrage le plus raciste de Voltaire, les éditions récentes ont supprimé les passages les plus polémiques, il faut donc se référer à des éditions plus anciennes (comme celle de 1805 par l'imprimerie Didot) pour retrouver les textes d'origine dans leur intégralité. En voici quelques extraits:

"Et ce qui démontre qu'ils ne doivent point cette différence à leur climat, c'est que des nègres et des négresses transportés dans les pays les plus froids y produisent toujours des animaux de leur espèce, et que les mulâtres ne sont qu'une race bâtarde d'un noir et d'une blanche, ou d'un blanc et d'une noire."

(Voltaire, Essai sur les Moeurs, edition de 1805, Tome 1 pages 6 à 8)

 

"Les Samoïèdes, les Lappons, les habitants du nord de la Sibérie, ceux du Kamshatka, sont encore moins avancés que les peuples de l'Amérique. La plupart des Nègres, tous les Cafres, sont plongés dans la même stupidité, et y croupiront longtemps." 

 (Voltaire, Essai sur les Moeurs, Tome 1, page 11)

 

"Les blancs et les nègres, et les rouges, et les Lappons, et les Samoïèdes, et les Albinos, ne viennent certainement pas du même sol. La différence entre toutes ces espèces est aussi marquée qu'entre un lévrier et un barbet."
 "Nous n'achetons des esclaves domestiques que chez les Nègres ; on nous reproche ce commerce. Un peuple qui trafique de ses enfants est encore plus condamnable que l'acheteur. 
Ce négoce démontre notre supériorité ; celui qui se donne un maître était né pour en avoir."
(Voltaire, Essai sur les Moeurs, tome 8, page 187)

La négrophobie Voltairienne se retrouve aussi dans son Traité de Métaphysique:

"Les Blancs sont supérieurs à ces Nègres, comme les Nègres le sont aux singes, et comme les singes le sont aux huîtres." 

(Voltaire, Traité de métaphysique, 1734)

"Descendu sur ce petit amas de boue, et n'ayant pas plus de notion de l'homme que l'homme n'en a des habitants de Mars ou de Jupiter, je débarque vers les côtes de l'Océan, dans le pays de la Cafrerie, et d'abord je me mets à chercher un homme. Je vois des singes, des éléphants, des nègres, qui semblent tous avoir quelque lueur d'une raison imparfaite.

(Voltaire, Traité de Métaphysique, 1734)

 

L'antisémitisme de Voltaire:

"Si Dieu avait exaucé toutes les prières de son peuple, il ne serait restés que des Juifs sur la terre ; car ils détestaient toutes les nations, ils en étaient détestés ; et, en demandant sans cesse que Dieu exterminât tous ceux qu'ils haïssaient, ils semblaient demander la ruine de la terre entière."
(Voltaire, Essai sur les Moeurs, Tome 1, page 197)
" N'est-il pas clair (humainement parlant, en ne considérant que les causes secondes) que si les Juifs, qui espéraient la conquête du monde, ont été presque toujours asservis, ce fut leur faute ? Et si les Romains dominèrent, ne le méritèrent-ils pas par leur courage et par leur prudence ? Je demande très humblement pardon aux Romains de les comparer un moment avec les Juifs."

(Voltaire, Essai sur les Moeurs, Tome 1, page 226)

 

"il est très vraisemblable que les Phéniciens, en découvrant l'Andalousie, et en y fondant des colonies, y avaient établi des Juifs qui servirent de courtiers, comme ils en ont servi partout ; mais de tout temps les Juifs ont défiguré la vérité par des fables absurdes. Ils mirent en œuvre de fausses médailles, de fausses inscriptions ; cette espèce de fourberie, jointe aux autres plus essentielles qu'on leur reprochait, ne contribua pas peu à leur disgrâce."

(Voltaire, Essai sur les Moeurs, Tome 5, page 74-76)

 

Article «Juifs» du Dictionnaire Philosophique :
"Vous ne trouverez en eux qu’un peuple ignorant et barbare, qui joint depuis longtemps la plus sordide avarice à la plus détestable superstition et à la plus invincible haine pour tous les peuples qui les tolèrent et qui les enrichissent. "

(Voltaire, Dictionnaire Philosophique, 1769)

 

Voltaire sur les tziganes :

" Il y avait alors une petite nation, aussi vagabonde, aussi méprisée que les Juifs, et adonnée à une autre espèce de rapine ; c'était un ramas de gens inconnus, qu'on nommait Bohèmes en France, et ailleurs Egyptiens, Giptes ou Gipsis, ou Syriens (...). Cette race a commencé à disparaître de la face de la terre depuis que, dans nos derniers temps, les hommes ont été désinfatués des sortilèges, des talismans, des prédictions et des possessions."

(Voltaire, Essai sur les Moeurs, Tome 5, page 83-84)

 

 

Quelques autres citations racistes de "philosophes des Lumières":

"On ne peut se mettre dans l’idée que Dieu, qui est un être sage, ait mis une âme, surtout une âme bonne, dans un corps tout noir. (...) Il est impossible que nous supposions que ces gens-là soient des hommes, on commencerait à croire que nous ne sommes pas nous mêmes chrétiens. " (Montesquieu).

"J’incline à penser que les nègres, et en général toutes les autres espèces d’hommes sont naturellement inférieurs aux blancs. Il n’y eut jamais une nation civilisée d’une couleur de peau autre que blanche, ni même aucun individu éminent, que ce soit dans le domaine de l’action ou de l’esprit." (David Hume)

"La nature n’a doté le nègre d’Afrique d’aucun sentiment qui ne s’élève au-dessus de la niaiserie (...) Les Noirs (...) sont si bavards qu’il faut les séparer et les disperser à coups de bâton". (Emmanuel Kant)