Au début du mois, une centaine d’habitants de Mantes-la-Ville dans les Yvelines participait à une sortie à la plage organisée par les centres de vie sociale (CVS) de la municipalité de Blonville-sur-Mer (Calvados). Parmi eux, des femmes voilées et des familles d’origine africaine qui auraient été victimes de racisme. Le personnel de la plage leur aurait demandé « d’aller plus loin ». Les vacanciers auraient alors changé d’endroit mais malgré cela, le maire de la commune se serait présenté accompagné d’un policier municipal et la baignade leur aurait été interdite. « On s’est vite aperçu que l’on gênait et que cela était dû à notre apparence » a affirmé l’une des participantes sur Facebook. Selon le site Mantes Actu, d’autres propos racistes auraient été entendus : « qu’ils retournent dans leur cité, ils n’ont rien à faire ici ».

Le maire de la commune dément formellement cette version. Selon lui, il leur a demandé de changer de place pour des raisons de sécurité, car leurs nombreux parasols rendaient la visibilité et donc la surveillance de la plage difficile.

Le groupe n’aurait pas apprécié d’être déplacé et serait allé se baigner dans une zone non surveillée, un chenal réservé aux bateaux ce qui est strictement interdit et aurait refusé de revenir dans la zone de bain.

Le maire dément par ailleurs tout propos raciste : « Aucun propos raciste n’a été prononcé à l’encontre des membres de ce groupe », affirme-t-il. Il a ainsi confié l’affaire à l’avocat de la municipalité qui décidera si d’éventuelles suites judiciaires sont à envisager dans cette affaire.

( Source: katibin.fr )

A chacun de se faire son opinion, mais cette affaire de parasols paraît très étrange. Je n'ai jamais entendu parler de plages interdisant les parasols car ils dérangeraient la "visibilité". Beaucoup de plages louent même des parasols aux vacanciers. Pour tester cet argument, il faudrait que des personnes blanches se rendent à la plage de Blonville et y plantent leurs parasols, pour voir si elles seraient traitées de la même manière.

Le maire a d'ailleurs reçu le soutien du site d'extrême-droite Résistance Républicaine, qui a publié un article finement intitulé "Bravo aux vacanciers et au maire du Blonville qui ont dit non à l'invasion étrangère sur la plage". Extraits:

"Je mettrais ma main au feu que la centaine d’habitants de Mantes arrivant -en meute, n’est-ce pas, avec la délicatesse et la discrétion de la meute- sur la plage s’est comportée de façon inacceptable. Cris, conversations à voix très haute, peut-être même musique à tue-tête, ballons jetés sur les familles allongées tranquillement au soleil, voilées en sac poubelle, regards assassins et sans doute insultes pour les femmes en bikinis ou monokinis… Et je suis sans doute en-dessous de la réalité. (...) Ils ont beau pleurer et crier au racisme, la leçon aura porté. Ils ne sont pas seuls au monde, ils ne sont pas chez eux".

Christine Tasin (l'auteure de ce texte odieux) n'était pas présente sur les lieux, comme elle le reconnaît elle-même. Ce qu'elle raconte est donc plus du domaine de la spéculation, pour ne pas dire du fantasme. Mais notons qu'elle ne semble pas croire non plus à cette affaire de parasols. Pour elle le maire aurait refusé "l'invasion étrangère"(sic), ces gens bruyants arrivés "en meute"(sic), avec des femmes "voilées en sac poubelle"(sic)... No comment.